Trésor Art Déco au 7 rue Méchain à Paris

Trésor Art Déco au 7 rue Méchain à Paris

Robert Mallet-Stevens : 7 rue Méchain à Paris

Au 7 rue Méchain à Paris se cache l’unique immeuble de l’architecte Robert Mallet-Stevens inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Conçu entre 1928 et 1929, cet immeuble est la seule habitation collective conçue par Robert Mallet-Stevens.
Cet immeuble locatif de 14 appartements fut édifié à la demande du propriétaire Jean Deschamps.

L’immeuble sur rue, déjà existant, ne signale pas l’existence d’une construction de Mallet-Stevens qui fut bâti en fond de cour. C’est en passant par cet immeuble que l’on accède à la réalisation de Mallet-Stevens.
On retrouve ici le répertoire de l’architecte : le jeu des volumes, le rapport des pleins et des vides, fenêtres d’angles, grandes baies horizontales, terrasses étagées au sommet.
Et c’est dans cet immeuble conçu et réalisé par Robert Mallet-Stevens au 7 rue Méchain qu’accueillait par ailleurs sur deux niveaux l’appartement atelier de Tamara de Lempicka. Elle y est active au moins jusque dans les années 1950.

Studio de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka
Tamara de Lempicka

C’est à cette adresse, le 7 rue Méchain, que Tamara de Lempicka installa son studio.
L’artiste peintre, d’origine polonaise, s’installe en effet à Paris en 1918.
Emblème de l’Art Déco, elle déchaîne les chroniques avec sa bisexualité, ses peintures et ses nus parfois très provocants pour l’époque et son image de la femme moderne, indépendante et émancipée.
Dans ce grand studio conçu par Robert Mallet Stevens, Tamara de Lempicka créa une grande partie des œuvres qui l’ont rendue célèbre comme par exemple « La dormeuse », « Jeune femme à la robe verte », « Adam et Eve », « L’écharpe bleue » et bien d’autres…

En 1928, Tamara de Lempicka acquiert alors ce vaste espace, réalisé par Mallet-Stevens au 7 rue Méchain à Paris, dont elle confie la décoration à l’architecte. Il s’entoure alors des meilleurs : vitraux réalisés par l’atelier de Louis Barillet, rampes métalliques signées Jean Prouvé et luminaires de l’Atelier Jean Perzel.
On y retrouve notamment notre lampadaire 15 dans le salon, installé comme une véritable oeuvre d’art, ou encore la prestigieuse lampe 162, créée elle aussi en 1928 par Jean Perzel, posée sur sa coiffeuse de la célèbre portraitiste.

Un lieu chargé d’histoire qui reste encore aujourd’hui un superbe témoignage de l’art de vivre de la bourgeoisie éclairée des Années Folles.

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